MACA DU PEROU
Variété : Lepidium Meyenii Walpers
Famille des Brassicacées.
Partie utilisée : TUBERCULE
Principale Utilisation
Antistress- Stimulant sexuel pour les hommes et les femmes
DESCRIPTIF
La1 maca est une plante vivace à racine pivotante cultivée comme aliment et pour ses vertus médicinales depuis le Néolithique dans les Hautes Andes péruviennes, à l'altitude de 3500 à 4200 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce tubercule est l'une des très rares plantes à pouvoir survivre dans les conditions climatiques extrêmes qui sévissent sur les hauts plateaux des Andes : soleil implacable et températures élevées le jour, gel intense la nuit, vents violents et soutenus qui dessèchent la plupart des végétaux et causent une importante érosion des sols, créant de ce fait des conditions semi-désertiques.
Les terres vierges, espaces de la steppe de la puna n'ayant jamais été cultivées auparavant, donnent les meilleurs cultures.
Lepidium meyenii existe encore à l'état sauvage dans les Andes, à l'étage de la puna, où elle porte le nom de « chichicara » en quechua et de « januckara » en aymara. La partie aérienne est réduite, mais la racine est très charnue. Apparentée à la famille des crucifères (navet, radis, chou, moutarde…), elle ressemble à un navet de 6 à 8 cm. Son tubercule, à la pulpe blanche, est de couleur jaune, beige ou marron.
Cette plante est une espèce en voie de domestication qui retrouve rapidement ses caractéristiques sauvages lorsqu'elle est à l'abandon. Sa domestication est peut-être liée à celles des Camelidae sud-américains (lama, alpaca) au Néolithique, les engrais animaux favorisant le développement de sa racine.
La culture sur la même parcelle année après année à l'aide d'engrais chimiques donne un goût amer au tubercule et le rend véreux.
HISTORIQUE
L'espèce Lepidium meyenii Walpers, qui comprend une forme cultivée et une forme sauvage d'aspect variable, a été décrite par Wilhelm Gerhard Walpers en 1843 d'après un exemplaire recueilli à Pisacoma (3919 m d'altitude) à environ 60 km au sud du lac Titicaca, dans le département de Puno au Pérou. Cet holotype était soit d'origine totalement sauvage soit issu d'une culture retournée à l'état sauvage après la mise en jachère du champ d'origine.
Parce qu’elle est issue de régions où résident de nombreux Indiens quichuas, la maca doit son nom à cette population locale. En effet, il résulte de l’accolement de deux mots quichuas : MA pour « cultivé en montagne » et CA pour « nourriture fortifiante ».
Elle est cultivée depuis une époque très reculée dans la région du lac Chinchaycocha ou lac Junin (département de Junin), dans les Andes centrales du Pérou, à une altitude supérieure à 4000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Des restes de maca ont été identifiés dans une grotte préhistorique de la région. À partir de la conquête espagnole, sa culture a été attestée par plusieurs chroniqueurs, dont Cieza de Leon (1533), Guaman Poma de Ayala (1615), Vasquez de Espinoza (1617) et Padre Cobo (1653). Les voyageurs naturalistes des XVIIIe et XVIIIe siècles l'y ont également mentionnée.
Vers 1980, sa culture était devenue réduite à une dizaine d'hectares.
Dans les années 1990, le président péruvien Alberto Fujimori en voyage au Japon parle de cette plante dans un de ses discours. Des commandes importantes arrivent alors du Japon et la commercialisation internationale commence.
La réintroduction expérimentale de ce tubercule en Bolivie a été réalisée en 2000 par la biologiste de l'Institut Français d'Études Andines (IFEA) Katia Humala-Tasso et par Pierre-Olivier Combelles à la station « Belen » de la Faculté d'Agronomie de l'Université Mayor de San Andrés de La Paz, près d'Achacachi (Bolivie), au bord du lac Titicaca.
Aujourd'hui, la commercialisation de maca connaît une expansion extraordinaire ; elle est exportée dans le monde entier.
COMPOSANTS
Il possède de nombreux éléments nutritifs tels que : protéines, acides aminés, hydrates carbone, fibres, vitamines et minéraux.
Les Vitamines : La composition vitaminique de la Maca et en particulier sa richesse en vitamines B et C font de cette racine une nourriture très riche et complète. La vitamine B1 (ou thiamine) favorise la transformation des glucides en énergie et est nécessaire au bon fonctionnement du système nerveux et musculaire. Elle facilite également la dégradation de l'acide pyruvique, toxique pour le système nerveux. Un déficit en vitamine B1 dans l'alimentation humaine provoque le béribéri.
PROPRIETES
Au Pérou, ce tubercule est transformé de plusieurs façons : cru, cuit ou séché. Avec cette plante, les Péruviens préparent des biscuits, des gâteaux, des chips, et des boissons.
Ce tubercule est surtout connu sous le nom de « ginseng péruvien » ou « viagra péruvien », parce que cette plante stimulerait la libido, ces vertus prétendument aphrodisiaques n'étant pas scientifiquement étayées. Cette plante permet également de lutter contre la stérilité masculine en améliorant la qualité du sperme. Il n'y a aucun effet secondaire connu.
Ses potentialités médicinales sont actuellement en cours d'étude pour identifier les molécules actives dans l'utilisation traditionnelle. Les trois écotypes principaux semblent avoir des effets légèrement différents sur les hommes et les femmes, mais toujours bénéfiques pour la fertilité.
Comme le marché des compléments alimentaires aphrodisiaques est très lucratif, cette plante ou plutôt les extraits de cette plante ont fait l'objet de licences dans de nombreux pays. Les paysans péruviens, soutenus par leur gouvernement, ont réagi à ces tentatives d'appropriation d'une de leurs plantes médicinales traditionnelles.
Maca et Ménopause
La Maca du perou est l'alternative naturelle aux différentes hormonothérapies substitutives. La Maca du Pérou stimule les glandes du corps afin qu'elles produisent les hormones dont le corps a besoin. Elle fonctionne mieux que d'autres moyens naturels ou artificiels, qui introduisent des hormones dans le corps et qui, ainsi, encouragent les glandes à arrêter la production hormonale. Le Dr. Gabriel Cousens, médecin américain réputé, déclare préférer utiliser la Maca à d'autres hormonothérapies substitutives qui vieillissent le corps en diminuant la capacité des glandes à produire des hormones naturellement. Selon lui, La Maca du Pérou a prouvé qu'elle était efficace en période de ménopause, elle élimine les bouffées de chaleur et les dépressions et augmente l'énergie. Elle contient des substances naturelles qui stimulent l'hypothalamus et l'hypophyse; stimulant alors les ovaires, et la thyroïde.
Préménopause : La Maca du Pérou est utilisée avant la ménopause pour combattre les symptômes liés à la préménopause. Les femmes qui ont un cycle menstruel irrégulier l'utilisent pour corriger le cycle normal ; ainsi, la Maca du Pérou combat efficacement les sautes d'humeur, la sécheresse du vagin, et la baisse du désir sexuel.
Post-Ménopause : Les femmes qui sont dans la post-ménopause devraient prendre une dose mineure de Maca aussi. Son usage peut être bénéfique, parce qu'elle ralentit le processus de vieillissement, garde la peau jeune, et a un effet préventif contre la sécheresse du vagin et son atrophie. Elle renforce aussi les os, étant riche calcium , la Maca est ainsi utilisée pour combattre l'ostéoporose, pas seulement au Pérou mais également partout dans le monde de nos jours..